La musique religieuse est présente dans les trois pays roumains dès le XIe siècle : les chants grégoriens et concerts d'orgue dans les églises catholiques de Transylvanie, musique religieuse orthodoxe d'influence slave et byzantine dans les églises de Moldavie et de Valachie. En Moldavie et en Valachie, la musique religieuse orthodoxe se développe sous les influences slave, byzantine et latine.

Autour de l'an 1500, la première école musicale religieuse roumaine est mentionnée auprès du monastère Putna (Moldavie). Cette école enseignera pendant presque un siècle. Les peintures murales des monastères renseignent sur les danses et instruments utilisés à l'époque. !

Au XVIIème siècle, le chroniqueur loar Caioni (1627-1687) publie un des plus importants ouvrages de musique, intitulé « Codex Caion », sorte de recueil de chants religieux.

Au XVIIIème siècle, les chants religieux en roumain et grec prédominent mais la musique turque reste présente. A la cour princière, la musique d'influence occidentale, allemande notamment fait son apparition. Le prince régnant moldave Dimitrie Cantemir, écrit lui même des compositions musicales fort appréciées et fournit dans ses ouvrages, des témoignages sur la musique de son temps. La musique populaire est très diversifiée ;à lasi les ménestrels sont organisés en corporations. En Valachie, sous le règne de C. Brancoveanu, les premières écoles de musique sont ouvertes auprès des monastères et à Bucarest.

Au début du XIXème siècle des concerts et opéras, donnés par de célèbres artistes d'Occident, animent la vie culturelle roumaine. Les premières sociétés culturelles se constituent dans les grandes villes : société philharmonique de Bucarest et de lasi société musicale de Cluj, devenue plus tard conservatoire, etc. A la fin du XIXème siècle, sont présentés les premiers opéras en langue roumaine. L'opérette connaît un grand succès. Plusieurs compositeurs se font remarquer: E. Caudella (« Pet ru Rare »), c. Porumbescu (« Le candidat Linte », « Crai Nou »), E. Wachmann (« La vieille Babouchka »), G. Stephanescu, (« Sânziana et Pepelea »), I. Muresianu (« Flonn et Floric »), etc. A. Fletchtenmacher, auteur de plusieurs opérettes, crée aussi la première symphonie roumaine (« L'ouverture nationale moldave »).

La musique, au début du XXème siècle est marquée par la personnalité de George Enescu (1881-1955), compositeur, auteur de la symphonie « Oedip » et de nombreuses rhapsodies, chef d'orchestre et pianiste d'envergure internationale. En 1920, G. Enescu anime la société des compositeurs roumains, parmi lesquels : A. Castaldi, D. Cuclin, A. Alessandrescu, M. Jora, etc. Depuis 1958 un Festival international « George Enescu » de musique classique a lieu tous les trois ans à Bucarest. Les premiers ballets roumains sont créés par M. Jora (« Au Marché »), P. Constantinescu (« Noce dans les Carpates »), Z. Vancea. Actuellement 9 théâtres musicaux dont l'Opéra de Bucarest et l'Opéra roumain et hongrois de Cluj-Napoca, assurent des spectacles dans les principales villes du pays. Les premiers compositeurs de musique de variété sont : I. Vasilescu, G. Dendrino N. Kirculescu. Après la seconde guerre mondiale, les compositeurs de symphonies les plus connus sont : A. Vieru, L. Glodeanu, L. Profeta, D. Popovici ; dans le domaine des ballets, A. Mendelsohn, H. Jerea, M. Chiriac ; en matière d'opéras, Gh. Dumltrescu et D. Popovici. Il existe actuellement 14 orchestres symphoniques dont les plus prestigieux sont la Philharmonique « G. Enescu », l’orchestre symphonique de la radio-télévision roumaine, les orchestres philharmoniques de Cluj, Timisoara, lasi, Targu-Mures. A leur tête des musiciens prestigieux, dont certains se sont faits connaître à l'étranger : G. Georgescu (1887-1964), lonel Perlea (1900-1970), A. Alessandrescu (1893-1953), relayés dans la nouvelle génération par Christian Mandeal, Horia Andreescu, Remus Georgescu...

Depuis environ un siècle à la suite de l'ouverture des conservatoires à lasi, à Bucarest, puis à Cluj-Napoca, l'école roumaine de chant classique a acquis une réputation internationale.

Fondé en 1963, le chœur « Madrigal », rattache au Conservatoire « Ciprian Porumbescu » de Bucarestt, sous la baguette de Marin Constantin connaît en Roumanie et à l'étranger de grands succès. L'art instrumental roumain a permis à plusieurs solistes de s'imposer sur le plan national et international : Ion Voicu (violon), Valentin Gheorghiu, Radu Lupu (piano), Radu Aldulescu (violon).

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Jeudi 25 Mai 2017

 

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