De la verdure, de la jeunesse et de l'atmosphère indicible de ces lieux à bout de souffle, orphelins d'un destin qui leur a échappé: voilà la première impression donnée par cette ville que les diplomates appelaient Jassy et dont le nom se prononce « yache ».

Ancienne capitale de la principauté de la Moldavie, Iasi a conservé de nombreux vestiges historiques. Le grand nombre de monastères, églises, et maisons d'écrivains accroît l'intérêt touristique de cette ville. L'église des «Trois Hiérarques», la plus connue est reconnaissable à ses décorations extérieures de pierre qui la recouvrent entièrement, comportant plus d'une trentaine de motifs décoratifs. La Cathédrale Métropolitaine est un édifice monumental, dont le style architectural évoque la Renaissance italienne tardive. L'église princière dédiée à Saint-Nicolas est le lieu où pendant trois siècles furent couronnés et enterrés les voïvodes de la Moldavie. L'édifice le plus représentatif de la ville est cependant le Palais de style gothique de la Culture, construit place Etienne le Grand au début du XXème siècle selon les plans de l'architecte LD.Berindei.

Destin Contrasté et douloureux d'nue ville habitée par la culture

L'histoire de Iasi est celle d'une longue relégation mais aussi celle d'une fécondité culturelle inaltérable. Lorsqu'en 1565 le bourg commercial devient capitale de la Moldavie, celle-ci n'est déjà plus le vaste pays du temps d'Étienne le Grand : elle est muselée par les Ottomans. Avec VasiIe Lupu, de 1634 à 1653, Iasi s'imagine un moment comme une seconde Byzance, fastueuse et ouverte aux influences, cultivée, mécène du monde orthodoxe. Mais ce n'est qu'illusion, car l'emprise du sultan se resserre. La Moldavie rapetisse, amputée de la Bucovine en 1775, puis de la Bessarabie. Lorsque les principautés deviennent royaume de Roumanie en 1812, Iasi espère en devenir la capitale. En vain. Elle se renfrogne dès lors dans son exil provincial, n'en sortant que lors du pogrom de 1941, qui laisse planer une douleur assourdissante sur cette ville qui fut à moitié juive. Au cœur d'une région économiquement exsangue, à l'écart des axes majeurs de communication, la deuxième ville universitaire de Roumanie (les étudiants représentent env. 12 % de la population) place ses espoirs dans ce capital d'intelligence qu'elle a toujours entretenu.

La ville aux sept collines

Entourée de sept collines, Iasi occupe le fond de la vallée du Bahlui, affluent du Prut. À la périphérie, les quartiers d'immeubles de l'ère Ceaucescu voisinent avec un labyrinthe semi-rural de maisons basses et de jardins. Une partie du centre a été saccagée. Mais il reste cependant de nombreux et beaux vestiges de la ville d'avant, en particulier un nombre impressionnant d'églises.

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Date

Vendredi 20 Octobre 2017

 

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