Dès la préhistoire, les hommes ont été attirés par ce site ou des collines se resserrent autour du Somes, formant un large défilé (d'où le nom de la ville, hérité du latin clusius, cluse). Les Daces y fondent une localité dont le rôle stratégique sera important dans le dispositif militaire des Romains en Dacie, mais dont la localisation demeure incertaine. En revanche, la Napoca romaine est attestée en 108. À la fin du XIème S., la région est englobée dans le royaume de Hongrie.

A la croisée des chemins

Cluj-Napoca s'étend au carrefour de deux grands axes: la route est-ouest qui relie la Transylvanie aux plaines d'Europe centrale via Oradea et l'axe nord-sud qui réunit les routes de Moldavie et de Galicie puis longe le piémont oriental des Apuseni. Cette position favorable aux échanges attire les Saxons dès la fin du XIIème s. En 1316, après l'invasion des Tatars de 1241, Charles-Robert, roi de Hongrie, accorde à la cité le statut privilégié de ville libre. Connaissant dès lors un dynamisme florissant, Cluj refait ses remparts et aménage son espace urbain selon un plan en damier encore en vigueur aujourd'hui.

Le centre culturel de la Transylvanie

Lorsque Matei Corvin, né à Cluj, devient roi de Hongrie, sa ville natale profite de ses largesses. En 1568, le prince Jean Sigismond y proclame l'édit de Tolérance. Reléguant peu à peu Alba Iulia, Cluj s'impose comme le centre culturel de la Transylvanie avant d'en devenir la capitale administrative entre 1790 et 1867. Dès lors maîtres de la Transylvanie, les Habsbourg attirent architectes et sculpteurs, faisant souffler l'esprit baroque sur la ville et ses environs. Fidèle à son passé, la ville de Cluj-Napoca est aujourd'hui une rûche culturelle : à côté d'une université trilingue (roumain, hongrois, allemand) accueillant jusqu'à 40000 étudiants, on trouve un théâtre roumain et un théâtre hongrois, des centres culturels allemand, britannique et français.

Cluj-Napoca fait partie des cinq grandes villes qui comptent plus de 340 000 habitants. Elle est située dans le nord ouest de la Transylvanie dont elle fut la capitale historique. La ville perpétue sa tradition culturelle ancienne. Les styles variés des édifices, baroque, gothique Renaissance, présentent un équilibre harmonieux et fascinant. Le centre-ville est dominé par l'église Saint Michel, un des plus beaux édifices religieux de style gothique de Transylvanie. Le chevet de l'édifice, datant de 1390, est la partie la plus ancienne; sa voûte étoilée et ses vitraux méritent une attention particulière. Le palais Banffy abrite aujourd'hui le Musée National d'art. Il fut construit entre 1774 et 1775 par un architecte allemand, Johann Eberhardt Blaumann, comme résidence du gouverneur Banffy. Aménagé en musée, le palais présente des toiles du XVIème siècle jusqu'à nos jours.

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Vendredi 20 Octobre 2017

 

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