Carte Maramures

Le vieux pays de Maramures (prononcer " maramourech") se tapit au nord-ouest de la Roumanie. À l'ouest et au sud, de placides montagnes aux origines volcaniques le séparent de la Transylvanie. À l'est, l'horizon est fermé par l'un des plus beaux massifs des Carpates: les monts de Rodna (Pietrosul, 2302 m). Ce relief se prolonge au nord, avant de céder la place à la plaine de la Tisa, aujourd'hui frontière avec l'Ukraine. Ainsi isolé du reste du pays, le Maramures a entretenu au cours des siècles une civilisation originale et vigoureuse, un jardin de culture roumaine dans un environnement mouvementé. Depuis 1918, la plus grande partie du Maramures (la rive droite de la Tisa) est séparée de la Roumanie. Aujourd'hui, elle se trouve en Ukraine subcarpatique.

UN PAYSAGE GÉNÉREUX

Tout en douceur, le paysage respire l'abondance. Les hauteurs sont couvertes de forêts touffues de conifères et de feuillus où vivent les ours. Plus bas, le travail millénaire des paysans a modelé une succession de terrasses allongées, garnies de prairies, de champs de maïs, de pommes de terre ou de haricots. À la belle saison, cette campagne grouille de monde et de couleurs. Des bosquets de noisetiers, d'immenses vergers, quelques frênes donnent de l'ombre au faucheur fatigué. Les vallées sont parcourues de rivières débonnaires: le Viseu, la Mara, le Cosàu ou l'Iza qui finissent par s'abandonner dans la Tisa, dont les eaux filent en Hongrie via l'Ukraine avant de s'unir au Danube.

 

UN PAYS TONIQUE

Une sorte de légèreté tonique flotte dans l'air: les gens d'ici sont habités d'une force paisible et d'une truculence qui n'exclut pas une profonde religiosité. Ce caractère leur a sans doute permis de résister à bien des oppressions et de maintenir jusqu'à nos jours de nombreux vestiges, apparents ou invisibles, d'une société paysanne forte et originale dont on imagine la richesse passée.

Le long des vallées s'étire un arc ipel de villages qui s'étalent sur des kilomètres et sur des siècles. Les rues s'écoulent vers de vieilles églises en bois qui accueillent, les dimanches et jours de fête, des villageois en costumes traditionnels. Mais de lourdes villas, bâties par ceux qui ont tenté leur chance en Europe occidentale, bouleversent peu à peu l'unité architecturale séculaire.

 

LA CIVILISATION DU BOIS

Maramures est synonyme de civilisation du bois. De l'art religieux aux moindres détails du quotidien, le génie bâtisseur du paysan combine spiritualité, délicatesse et maîtrise technique de ce matériau. Outre les nombreuses maisons en bois au toit en écailles de sapin, souvent séparées de la rue par un grand portail sculpté qui met en scène les forces primitives de la vie, c'est l'art de bâtir les églises que s'illustrent ces maîtres charpentier. De nos jours, ils continuent à tailler, assembler et décorer.

 

L'ART RELIGIEUX DANS L'ADVERSITE

Terre orthodoxe, le Maramures n'a conservé que quelques édifices religieux construits avant 1717, date du dernier grand passage des Tatars, qui détruisirent la plupart des églises.

À la même époque, une tourmente, géopolitique et culturelle agitait cette partie de l'Europe: la principauté de Transylvanie, dont le Maramures fait partie, était intégrée à la Hongrie. Les orthodoxes roumains furent contraints de passer à l'Eglise gréco-catholique, dite uniate, récemment promue par les autorités impériales. L'Europe centrale vit s'affronter Réforme et Contre-Réforme. Reléguée dans ses villages, la culture orthodoxe roumaine se replia autour de ses églises en bois, symboles de la cohésion de la communauté.

Aujourd'hui, les peintures qui éclairent la pénombre parfumée des églises en bois du Maramures témoignent de cette émouvante communion entre les paysans et leur église. La plupart d'entre elles ont été exécutées par des peintres originaires des villages de la région entre XVIIIème s. et le début du XIXème s., sous la vigilance des prêtres gréco-catholiques, à l'occasion de la réfection ou de la reconstruction des églises détruites par les Tatars. Circulant en Transylvanie et en Maramures, ces peintres décoraient les églises et peignaient des icônes. Ils disséminaient ainsi thèmes et modes d'expression.

 

















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Jeudi 25 Mai 2017

 

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